Mon seule et unique rosé au monde
Ce mois-ci Marsha nous a inspiré de trouvé pas n’importe rosé, mais notre “seule et unique rosé au monde”. Le défit était lancé ! Et moi, j’ai tenté de bien faire mes devoirs. Pendant le moi de juillet, j’ai fouillé dans les rayons de vin pour trouver LE rosé inoubliable. On a hésité devant les rosés de Syrah d’Australie, de Cabernet franc de la Loire, on était repoussés par les bouteilles en plastique de 2L pour 3 euros, attirés par le petit rosé de La Pallette dans le sud (bien trop cher
) …
Au début je croyais que j’aimais bien les rosés, en générale, mais après ce mois de dégustation des rosés j’ai découvert qu’il y en a beaucoup qui ne me plaient pas. Surtout c’est un niveau d’alcool qui n’est pas équilibré par le reste de la matièret. Ce n’est pas évident de faire un rosé de haut qualité. Souventles vins rosés étaient des dérivés du premier produit, le vin rouge. Les producteurs saignaient leurs cuves pour baisser leurs rendements (oui c’est toujours légal), ou pour maximiser le couleur finale du vin. Dans ces cas le moment de vendanger les raisins n’était pas choisi pour faire un vin rosé qualitatif, mais plûtot pour optimiser la qualité du vin rouge. Malheureusement les qualités qu’on apprécie dans le deux couleurs de vin ne sont pas pareils. Chez les rosés on cherche surtout un fraicheur - une bonne acidité, les fruits légères.
Parmis tous les rosés que j’ai goûté ce mois-ci mon choix pour mon préféré était trop facile (mon mari dirait quelque chose à propos des doigts dans le nez ici, mais je suis plus polit). Et mon seule est unique rosé au monde est le… Château Pibarnon de Bandol ! Une assemblage de 50-50% Mourvedre et Cinsault obtenu par la méthode de “saignée”. (sommelier et ami, Emmanuel Delmas a un excellent vidéo de son visite récent avec Eric de St. Victor à Château Pibarnon ici)
Couleur corale - rose avec les reflets orangé. Un nez frais et élégant de fraise, pêche, griottes et même un peu de pasteque juteuse. Equilibré en bouche - une attaque ronde suivi par une belle acidité et une finale vive et nette. L’équilibre dans ce vin m’a vraiment frappé; il n’y a rien qui sort, rien qui pique. Toute la matière est bien dans sa place. Délicieux !
Pour mes chers lecteurs qui se posent la question… mais comment est-ce qu’on fait le rosé exactement. Tout le couleur du vin vient des peaux des raisins. Alors les vins sont faits avec les mèmes cépages qu’on utilise pour faire les vins rouges. Il existe deux techniques pour extraire le couleur des peaux et obtenir du rosé: la saignée et le pressurage direct.
- La saignée: les raisins sont égrappés, puis foulés. Le moût ainsi obtenu macère dans une cuve pendant peu de temps (pour pas extraire trop de matière des peaux). En suite on laisse “saigner” ou presse le moût pour séparer le marc (les pépins et peaux), du jus, que l’on met à fermenter.
- Le pressurage direct: il consiste à presser directement les grappes et à mettre immédiatement le jus à fermenter, comme pour le vin blanc.
Merci beaucoup Marsha, pour l’inspiration pour ce voyage dans le monde des vins pink !

July 28th, 2007 at 7:58 pm
Quelle recherche, Lisa ! C’est vrai que les rosés ne méritent pas tous une mentionne mais j’étais certain que les participants trouveraient “the one”.
July 30th, 2007 at 4:31 pm
Pibarnon c’est un excellent choix ! Et quel commentaire ! Bravo.
July 30th, 2007 at 10:15 pm
Et bien on ne boit pas que de la piquette chez Lisa ! Rien que Pibarnon. Bravo.
July 30th, 2007 at 10:35 pm
J’ai remarqué ce mois-ci qu’il y a une différence énorme entre les rosés de 4-5 euros et les rosés à 17euros. Pas très surprenant malheureusement.