Dégustation VdV #3
Aujourd’hui est le troisième edition des dégustations francophones, Vendredis du Vin. Ce mois-ci c’était l’estimable Emmanuel Delmas sommelier-conseillant qui nous a guidé vers les vins vinifiés par les femmes. En étant femme eonologue j’applaudis son excellent choix de thème.
J’avais en tête depuis l’annonce d’Emmanuel le Château Larmande de Saint-Emilion où Claire Thomas est l’oenologue. On l’a goûté et bien aimé ce vin pendant la semaine des primeurs de 2006. Malheureusement je n’ai pas réussi d’en trouver dans les caves que je fréquente, mais finalement j’était toute contente de trouvé une bouteille de Troplong Mondot 1997 - une propriété ascendante et un millésime prêt à boire. Château Troplong Mondot était dirigé par Christine Vallette depuis 1980, après la mort de son père. Dans le classification récent (et annulé) des Grand Crus de Saint-Emilion, son château est entré parmi les Premier Grand Crus Classé avec les châteaux comme Angelus et Beauséjour-Bécot.
Mais 1997 ?!? Malgrais le fait que 1997 était un millésime pluvieux et froid à Bordeaux produisant les vins souvent verts et manquants de fruit, j’ai désormais constaté que les arômes de poivron vert ont commencé à transformer en parfums fumés et très plaisants dans certains vins de 1997.
Pour tous ces raisons j’attendais avec hâte d’ouvrir et déguster le 1997 Troplong Mondot hier soir… mais hélas - la bouteille était bouchonnée ! Pas de chance et quel grand déception. Dès que j’ai retiré le capsule, je commencais à m’inquieter parce qu’il y avait de la moisi sur la bouchon. Quand je l’ai ouvert j’ai essayé de me convaincre que ce n’était pas trop mal, que c’était légèrement bouchonné. Je l’ai passé par un morceau de papier plastique, je l’ai laissé dans une carafe avec le papier plastique… mais il n’y avait rien à faire - c’était bouchonné et bien bouchonné pour ça.
Dans un effort de sauver notre dîner, avec le beau morceau de viande choisi exprès pour aller le vin Saint-Emilionais, je cherchais dans notre cave pour un autre vin de femme. Et là j’ai tombé sur un vin que moi-même, j’ai participé à faire ! On ne peut pas vraiment dire que j’ai joué un grande rôle dans sa production, vu que je travaillais à la propriété comme stagière pendant les vendanges d’un unique millésime. Quand-même “beggars cannot be choosers” et on l’a pris, l’a ouvert, et l’a décanté en deux, trois mouvements. Finalement c’était mieux que le Troplong Mondot, si simplement par le fait que ce n’était pas bouchonné. En même temps c’était tristement trop jeune pour être bu. On a pratiqué d’infanticide sur un Château Fieuzal 2004 !
Mes notes de dégustation…
Domaine Weinbach Muscat Réserve 2005, Alsace (acheté au dernier moment pour aller en entrée avec des très jolies asperges blanches trouvées au marché)
Un nez classique - joli, superbement floral-fruité, (ce que j’adore chez les Muscats), mais frais et pas riche ou lourd. Un soupçon d’épices doux qui me rappelle le Gewurtztraminer.
Plein de fraîcheur, d’élégance et de vivacité en bouche avec un peu d’amertume en finale (ce que j’aime pas chez les Muscats).
Ce vin allait parfaitement avec les asperges blanches à la flamande.
A servir très frais et à boire dans les 2 prochaines années.
Château Troplong Mondot 1997, Saint-Emilion Grand Cru
bouchonné
Château de Fieuzal 2004, Pessac-Léognan (décanté, mais pas pendant assez longtemps)
Une robe grenate et pourpre les les bords, toujours jeune.
En nez les arôme de torrifaction et caramel, épicé, mais pas beaucoup de fruits
C’est en bouche qu’on retrouve le côté fruité de ce Pessac-Léognan - fruits noirs et cerises. Je trouve quand-même le vin un peu dur en bouche: les tannins sont raides et l’acidité un peu trop vif, une finale plus élegante mais une manque de longueur.
Merci beaucoup Emmanuel, pour ton excellent travail de président !
May 25th, 2007 at 5:34 pm
C’est encore mieux que tu as goûté un vin avec une histoire personnelle, Lisa !
May 25th, 2007 at 7:56 pm
A quand le Domaine Roskam ? Ou le Château Lisa ?